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Cours de danse et guitare flamenca à Grenoble

Historique du flamenco Envoyer
 

                         FLAMENCO

 

 

Le Flamenco est une merveilleuse musique qui a, à peine un siècle et demi d’existence, même si ses ancêtres sont millénaires.

Il est né en Andalousie au sein d’une collectivité marginal ou vivaient en harmonie exemplaire, arabes, juifs, chrétiens et gitans.  

Mais le véritable façonnage de cette genèse appelée flamenco, fut au travers de ses  individualités artistiques. Le flamenco est avant tout une histoire qui se raconte à la première personne. 

A l’époque romantique, le chant, la danse et le jeu guitaristique andalou arrivent au rang de spectacle public. L’arrivée en Espagne de voyageurs anglais principalement, français et italiens désireux de pénétrer l’essence même de cet art andalou consolida le flamenco professionnel, un art qui surprend et qui tend à émouvoir par sa grandeur, richesse musical et littéraire, un art avec vocation universel.

En Espagne de la contradiction à la polémique, il n’y a qu’un pas, Le Flamenco est très individualiste, en général le cœur prend sur la raison et les «Flamencos » sont très passionnés. Il y a eu beaucoup de choses écrites sur le Flamenco, mais ce n’est que ces dernières années que certaines investigations ont été faites, de manière très fidèle, c’est le cas du célèbre écrivain José Luis Ortiz  qui nous raconte que c’est vers 1860 que le terme flamenco est apparu, comme synonyme de gitan futé, malin et habile pour chaparder.

Il y eu sûrement un homme  intelligent qui réussit à mettre un nom, telle une marque, sur ce style que l’ont appelait plus communément chants du pays, chansons andalouses, chansons gitanes, danses avec castagnettes (baile de palillos) et c’est donc à partir de 1860, que le terme Flamenco fait son apparition comme synonyme de gitan, bien que son berceau fut andalou et que beaucoup d’autres andalous de conditions très modestes en furent les protagonistes, car cet art est né dans les couches très populaires et très pauvres de l’Espagne. 

Au tout début, le Flamenco apparaissait dans les fêtes, les gens malgré leur condition et leur souffrance ont toujours eu des joies et des peines à exprimer. Dans le quartier de Triana à Séville, dans le quartier de Santiago à Jerez, dans les grottes du Sacramonte a Grenade, dans le quartier de la Viña à Cadix etc .. A cette époque la danse dominait les événements, curieusement à partir du moment où le mot Flamenco commençait à prendre une extension universel, une génération d’artistes sous le magistère d’un homme Silverio Franconnetti, prend le pouvoir. 

Ils prennent le pouvoir en chantant les mélodies faisant partie intégrante des danses. Jusqu'à ce moment les protagonistes étaient les danseuses et danseurs, et à partir de là, il se produit une révolution qui consiste à que des voix en solo soit présentées en vedette et c’est là que commence véritablement le cante flamenco que nous connaissons.

C’est en Fréquentant les forges des maréchals-ferrant, qu’il rencontra « El Fillo » qui fût disciple de « El Planeta » (gitans tous les deux), et qui lui enseigna ces chants gitans qu’il appréciait tout particulièrement, jusqu’a s’en faire Maestro absolu.

   El fillo

 

   Silverio Franconetti né à Séville en 1831, fils de Nicolas Franconetti né à Rome, militaire, et de  Concepcion Aguilar native de Alcala de Guadira (Séville).

 

 

Silverio est le véritable créateur du flamenco actuel qui au milieu du siècle dernier, le défini, le configure et le présente sur des scènes à côte et face à l’opéra italien qui avait envahi le panorama musical espagnol. La force de son impact fût si importante, que nous sommes aujourd’hui encore, spectateurs de multiples échos de son art.

Transmis de génération en génération. Pendant le dernier tiers du 19e siècle, le flamenco trouve sa place dans des établissements nommés « Cafés Cantantes «  (cafés où l’on chante), qui surgissent en imitant le populaire modèle Parisien.

Il y eut près de trois cent de ces établissements dans toute l’Espagne ouvert à cette époque. Dans ce cadre beaucoup de styles sont nés et d’autres ont grandi.

La danse, la guitare et le chant avaient trouvés leur champ d’action pour se confronter au professionnalisme. Avec  le nouveau siècle, les «cafés cantantes » entrent dans une progressive décadence.Beaucoup d’artistes doivent gagner leur vie dans les « tablaos ». Les intellectuels de l’époque réagissent contre l’auge du flamenco. La génération de 1898 à l’exception des frères Machado son nettement anti-flamenco.

Il faudra attendre la génération de 1927, avec Fédérico Garcia Lorca (poète), en porteur de drapeau pour reconquérir l’esprit romantique, ainsi Manuel De Falla (compositeur classique), prépare à Grenade le fameux concours de cante jondo ou primitif cante Andalou de 1922, il sera rejoint par Andres Segovia (guitariste classique), Ramon Gomez de la Serva (écrivain)Les prix seront attribués au jeune Manolo Caracol et a Tenazas de Moron.  

L’expansion du grammophone, du ciméma, la radiodiffusion, la publicité et les premiers professionnels du spectacle flamenco vont alimenter l’intérêt du public pour cet art  dans les années 30 prolifère une serie d’oeuvres théatrales flamencas dont les chanteurs jouent un rôle simultané d’acteurs avec celui de leur profession. 

Après la fin violente de la république, le théâtre flamenco tombe avec disgrâce et ce sont les propres artistes qui convertis en professionnels du spectacle montent leurs compagnie et sillonant toute lEspagne.  Juanito Valderrama dit dans une interview qu’apres la guerre il était très difficile de gagner sa vie en tant qu’artiste, qu ils étaient obligé de chanter pour un public notable et en privé afin de  pouvoir vivre aprés une tournée d’été.

 

 

Estrella Flamenca, Flamenco Healing & Medialuna

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